Emile Zola

Le milieu et son patrimoine naturel

L'Île de Groix, née du choc entre deux masses continentales, est encore un terrain de prédilection pour la recherche en géologie et minéralogie. Essentiellement constituée de micaschistes variés, dont on voit des échantillons en vitrine, elle est renommée pour la présence de roches basiques en surface, et pour ses grenats, en incrustation sur différents minéraux, dont l'érosion donne les fameux "sables rouges".

La maquette de l'île, complétée par des cartes et une vue aérienne, permet de comprendre les contrastes démographiques et économiques entre la partie Ouest "Piwisi" et la partie Est "Primiture".

L'archéologie

 Depuis le début du peuplement de l'île (bifaces du paléolithique inférieur) jusqu'aux vestiges de l'unique tombe à barque viking retrouvée en France (Xème s.), on passe par la miniaturisation de l'outillage au mésolithique (époque de l'insularisation de Groix, la montée des eaux survenant il y a 10 000 ans.), les innovations techniques du néolithique, et les relations avec les îles britanniques dont témoignent la sépulture de Port-Mélite (âge du bronze) et le camp de Kervédan (fin de l'age fer)... 

Les origines

La proximité de Lorient, siége de la Compagnie des Indes, valut à Groix tout un réseau de fortifications au XVIIIème siècle afin d'en protéger les vaisseaux, à bord desquels ont navigué de nombreux Groisillons, quand ceux-ci ne pratiquaient pas la pêche. L'activité agricole permettait la construction d'une belle série de moulins.

L'habitat

Meubles et objets du quotidien : coffre à grain "er houf ", vaisselier "dressouir" conçu pour surmonter une cheminée ou un buffet, charnier "charnél" servant à conserver le porc ou les sardines dans le sel, marmite "potinen", pot à lait caillé, plat à beurre, crocs à poisson pour suspendre, afin de le sécher, le produit des petites pêches... Une maquette d'aire à battre rappelle le décor et la disposition des maisons groisillonnes, ainsi que la technique originale du "dornaj", dépiquage par le piétinement du cheval.

Meubles et objets du quotidien : coffre à grain "er houf", vaisselier "dressouir" conçu pour surmonter une cheminée ou un buffet, charnier "charnél" servant à conserver le porc ou les sardines dans le sel, marmite "potinen", pot à lait caillé, plat à beurre, crocs à poisson pour suspendre, afin de le sécher, le produit des petites pêches... Une maquette d'aire à battre rappelle le décor et la disposition des maisons groisillonnes, ainsi que la technique originale du "dornaj", dépiquage par le piétinement du cheval.

L'agriculture

Les "sillons" ou billons, "en erùi ", parcelles de terre de forme allongée, à dos bombé, séparées par des fossés ou "nanteù", étaient engraissés par du goémon, que les Groisillonnes tiraient de l'eau avec des crocs et transportaient sur des civières, ou bien par du fumier. Divers instruments agricoles sont regroupés ici : fourche pour casser les mottes, plantoir à pommes de terre, "pigell" à légumes...Des chevaux à "moustache" ou barbus servaient aux labours, au transport, et au "dornaj". Chaque famille avait au moins une vache et un cochon. On égorgeait ce dernier sur la bassette "er vasset" à l'intérieur de laquelle on l'ébouillantait pour lui raser les soies, et on le découpait ensuite sur une civière.

Les pêches

Meubles et objets du quotidien : coffre à grain "er houf ", vaisselier "dressouir" conçu pour surmonter une cheminée ou un buffet, charnier "charnél" servant à conserver le porc ou les sardines dans le sel, marmite "potinen", pot à lait caillé, plat à beurre, crocs à poisson pour suspendre, afin de le sécher, le produit des petites pêches... Une maquette d'aire à battre rappelle le décor et la disposition des maisons groisillonnes, ainsi que la technique originale du "dornaj", dépiquage par le piétinement du cheval.

Après avoir pratiqué principalement la pêche à la sardine à bord de petites chaloupes creuses, les marins de Groix se lancent, à partir du milieu du XIXème siècle dans la pêche au large, plus profitable, à bord de robustes chaloupes pontées,  puis de dundées, alternant le thon l'été et la grande drague l'hiver. L' île de Groix devient le premier port d'armement thonier français, de 1870 jusqu'aux approches de la deuxième guerre mondiale. Les petites pêches dont l'existence a précédé la pêche au large, et qui lui survivent après le déclin des années 1950-60, sont d'une grande diversité. La sardine est abandonnée pour des espèces plus lucratives, telles que les crustacés, qui prospèrent sur les fonds rocheux dont bénéficie la côte ouest de l'île.

Le sauvetage

Plusieurs canots se succédèrent à la station de sauvetage de Groix, créée en 1866 (voir la maquette du "Rosalie-Marchais", canot à voile et à avirons 1901-1933, ou le Grussenheim-Alsace construit en 1950, baptisé en souvenir du combat du village alsacien de Grussenheim où périt Daniel Bô, fils du donateur). Le matériel et les techniques de sauvetage (bouée-culotte, lance-amarre...) sont regroupés au fond du musée tandis que l'on aborde l'organisation humaine et les sauveteurs sur la mezzanine.

La vie sociale

Meubles et objets du quotidien : coffre à grain "er houf ", vaisselier "dressouir" conçu pour surmonter une cheminée ou un buffet, charnier "charnél" servant à conserver le porc ou les sardines dans le sel, marmite "potinen", pot à lait caillé, plat à beurre, crocs à poisson pour suspendre, afin de le sécher, le produit des petites pêches... Une maquette d'aire à battre rappelle le décor et la disposition des maisons groisillonnes, ainsi que la technique originale du "dornaj", dépiquage par le piétinement du cheval.

Les bistrots-épiceries de Groix, jadis extrêmement nombreux, avaient des parts dans l'armement des thoniers, et servaient de fournisseurs pour la flotte de pêche. Dans ces lieux de rencontre on jouait au jeu de la vache, les familles se réunissaient au moment de la partance, on faisait le décompte des parts en fin de campagne. D'autres occasions rassemblaient les gens de Groix : les passages à bord du "petit vapeur" (liaison régulière à partir de 1873), les séances au lavoir ou douet ("ar poull") où les femmes agenouillées dans leur "karreos" échangeaient les nouvelles, les cérémonies religieuses et les pardons... La chronique de la vie de la population était tenue par la "Croix de Groix" de l'abbé Noël.

De la naissance à la mort

La petite enfance : costumes et jouets souvent confectionnés avec du bois de récupération à bord des thoniers durant les moments de calme plat.

L'école : Groix a créé la première école de pêche de France, en 1895, signe de l'importance que prenait sa population de marins tournés vers la pêche au large.

Le mariage : Une "coiffe longue" pour l'église et une "grande coiffe" pour le reste de la cérémonie. La coiffe de fête, d'abord "amarrée" sous le menton, se dénoue, et, à partir de 1917 se relève progressivement. Le collier de fleurs d'oranger, qui se raccourcit au fil du temps, était précieusement conservé avec d'autres souvenirs familiaux et religieux dans une verrine posée sur la cheminée. Les tabliers et camisoles étaient l'œuvre des couturières locales.

Les dangers et les deuils : les boîtes de pharmacie de bord, comportaient parfois des remèdes fabriqués localement (pommade au thon Romieux), mais n'étaient que d'un maigre secours face aux dangers encourus en mer. Nombreuses étaient les veuves portant la "coiffe double", en tulle simple non orné, et, par-dessus pour aller à l'église, le "capot de deuil".

Jean-Pierre Calloch

Meubles et objets du quotidien : coffre à grain "er houf ", vaisselier "dressouir" conçu pour surmonter une cheminée ou un buffet, charnier "charnél" servant à conserver le porc ou les sardines dans le sel, marmite "potinen", pot à lait caillé, plat à beurre, crocs à poisson pour suspendre, afin de le sécher, le produit des petites pêches... Une maquette d'aire à battre rappelle le décor et la disposition des maisons groisillonnes, ainsi que la technique originale du "dornaj", dépiquage par le piétinement du cheval.

Jean-Pierre Calloc’h (1888-1917) n’est pas seulement un écrivain et poète de Groix  devenu une grande figure de la culture bretonne, et dont la Prière du guetteur / Quart de Nuit aux tranchées (Péden er Gédour/ Karter-noz ér Hlléyeu), atteignit une renommée nationale en janvier 1917 avant le succès de son recueil posthume Ar en deùlin. C’est aussi un personnage à multiples facettes qui consacra sa vie à lutter pour un renouveau de cette culture bretonne appuyé sur l’authenticité des sources. Il mit lui-même en application ses principes, en faisant des recherches en archives sur  les sources de l’histoire de Groix durant ses moments libres, en préconisant la création d’un comité de la langue bretonne organisé sur le modèle gallois pour soutenir le breton à l’école, en pratiquant sur le terrain la collecte du breton de Groix ( y compris lors d’une campagne à bord du thonier Aquilon en 1913),  pour contribuer avec ses amis à étudier toutes les variantes du breton,  et enrichir la connaissance et la pratique de cette langue dont il souhaitait le renouveau, tout en s’opposant à certaines dérives  tendant à folkloriser dans divers domaines la vision de la Bretagne …

Cet accent mis sur l’authenticité (ainsi que sur l’interceltisme),  fit de lui l’un des inspirateurs non seulement des Seiz Breur mais aussi du renouveau culturel breton au lendemain de la deuxième guerre mondiale. Son poème Me zo gañnet ( Je suis né au milieu de la mer) fut mis en musique par Jeff Le Penven et largement diffusé avant de l’être  par Gilles Servat … Ce poème reste si proche du milieu de pêcheurs-agriculteurs qu’il a connu qu’il a été inclus dans le cahier de visite (gratuit)  à l’usage des familles permettant d’aller sur les traces de Jean-Pierre Calloc’h à travers les collections du musée et ensuite sur le terrain à travers les sites auxquels le poète était particulièrement lié.

Le sous-lieutenant Jean-Pierre Calloc’h a été tué par un obus dans la nuit du 10 au 11 avril 1917 dans un abri sommaire au milieu de la neige près de Cerisy où il avait été affecté avec sa section de Cornouaillais, face à une ligne Hiindenburg que son unité avait été la première à atteindre après avoir été lancée par l’état-major  avec huit jours de retard à la poursuite du repli stratégique des Allemands. Ces derniers avaient su se préparer à l’avance de meilleures positions et pratiqué en partant  la politique de la terre brûlée …

Musée de l'Ile de Groix

Port Tudy

56590 Ile de Groix

musee@groix.fr

Teléphone : 02 97 86 84 60

© 2018 par Louise Vergne.

Créé avec Wix.com

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